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Le projet Keur Mariama est né en 2003 à l’initiative de Monseigneur Benjamin Ndiaye, évêque de Kaolack. Il est réalisé en partenariat avec notre congrégation carmélitaine, venue de Montpellier en 2002 à la demande de Monseigneur Sarr évêque de Kaolack jusqu’à cette date. Le terrain destiné à l’implantation du projet se situe en plein cœur du Sine Saloum, non loin du bras de mer, à 15 km au sud de Kaolack sur la route de Sokone, dans le secteur de Ndiaffate. Il
occupe une surface de 30 hectares, de forme rectangulaire, par 300 mètres de large, sur 1000 mètres de longueur. Il a été clôturé en 2004.
Le paysage est subsahélien, assez désertifié sous l’action de l’harmattan, un vent chaud et sec pouvant atteindre 44 °C. L’harmattan est un agent érosif très actif de l’écosystème. À son influence négative, s’ajoutent les défrichements sévères liés à la culture intensive de l’arachide dans les années soixante-dix ainsi que la forte demande en bois de chauffe. Vivre en ces
lieux est difficile et représente un véritable défi.
La première partie de ces trente hectares est consacrée à l’implantation d’un sanctuaire diocésain, sur un espace de cinq hectares. La construction a commencé en février 2005 et s’est achevée en juin de la même année pour le choeur. Il a été augmenté d’un abri pour les fidèles durant l’année 2008 et devrait à nouveau s’aggrandir en 2009.
Destiné aux pèlerins du diocèse de Kaolack, il a déjà fait l’objet de trois rassemblements importants, notamment celui de mai 2008 en présence du cardinal, évêque de Dakar, Théodore Adrien Sarr. Nous étions plus de 3000.
La deuxième partie de 10 hectares est destinée à un séminaire de propédeutique pour la première année de formation des futurs prêtres du Sénégal : une année de spiritualité et de discernement approfondie avant qu’ils ne rejoignent le grand séminaire de Sébikotane. Ce séminaire est sous la juridiction de la conférence épiscopale et concerne tous les diocèses du pays. La construction est aujourd’hui terminée. La première pierre a été posée en janvier 2007. Il doit ouvrir ses portes pour la rentrée 2009-2010 et accueillir une quinzaine de séminaristes.
La troisième partie n’a pas encore trouvé ses occupants, mais elle est réservée à l’implantation d’une communauté de carmélites apostoliques spécialisées dans la promotion féminine et le soutien de l’enfance. Un dispensaire doit être construit non loin de cette parcelle.
Enfin, la quatrième partie est consacrée aux carmes. Ils vivent actuellement à Kaolack dans une maison en location (ci-contre), en attendant la construction
de leur monastère qui doit débuter en janvier 2009. Leur mission est d’assurer les cours de spiritualité pour le séminaire de propédeutique et d’offrir un lieu de retraite pour les fidèles du diocèse. Ce projet Keur Mariama ne s’isole pas ; bien au contraire, il prend en compte la réalité concrète des sept villages situés à l’est et au nord-est du terrain. Il est bien évident que ces populations pourront bénéficier des infrastructures du projet. Ce dernier se veut au service du développement, une base de départ pour relancer la vie et les activités économiques du secteur. C’est là tout l’intérêt de cette implantation religieuse dont la vocation est aussi à caractère humanitaire.
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