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Les mises en perspective que vous découvrez là sont l’oeuvre du cabinet d’architecture de M. Castanet. Les plans de notre futur couvent sont homologués par le conseil provincial et le définitoire du centre de l’Ordre à Rome. Le budget total pour cet ouvrage de 1935 m2 de surfaces construites est
de 700 000 euros, ce qui fait 360 euros au mètre carré. Cette somme correspond à ce qui se fait au Sénégal lorsqu’on construit des bâtiments économiques, sans luxe, c’est-à-dire sobres et tout ce qu’il y a de plus basique. La communauté dispose pour l’instant de 500 000 euros, lesquels proviennent de 5 années d’économies, de travail laborieux réalisé par les frères de la procure des missions. C’est dire si nous avons grandement besoin d’être aidés pour cette dernière tranche de financement. De nombreux dossiers ont été déposés un peu partout. Si vous le désirez, vous pouvez télécharger ci-contre ce dossier de subvention ou bien le tract de financement.
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Benoît DIATTA, l’entrepreneur du diocèse qui a construit le sanctuaire et le séminaire de propédeutique va réaliser la construction du couvent, sous le contrôle des agents (Moïse DEMBELE) de Eiffage Sénégal qui continuent à travers Gérard SENAC de nous aider en nous partageant leur savoir faire.
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« Le vocabulaire architectural est humble, discret, contemporain. Les bâtiments peu élevés construits en matériaux locaux aux couleurs d’argiles et de latérite se fondent dans les paysages soudano-sahélien. Les ouvertures hautes et étroites et comme enfoncées dans les façades accentuent l’effet d’épaisseur, d’isolation sources du silence recherché. L’architecture se veut protectrice, elle abrite du soleil violent, du vent et de
la pluie des tornades agressives. Elle entoure les espaces intérieurs, les qualifie par ses règles imposées : hauteurs, proportions, rythmes des pleins et vides, qualité de la lumière, clarté des volumes, elle engendre des espaces privilégiés oasis de silence et de sérénité. »
Jean-Paul CASTANET
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Le couvent est conçu pour accueillir douze frères. En attendant la construction d’une future hôtellerie, 3 cellules sont prévues pour pouvoir accueillir des laïcs ou bien des membres du clergé. La communauté n’est qu’à ses débuts et pour l’instant il est difficile de dire comment elle évoluera dans l’avenir. Il nous faut tout d’abord vivre sur place afin d’apprécier au fur et à mesure les différentes composantes qui se présenteront à nous.
Plusieurs options fondamentales ont présidé à l’élaboration des plans.
En premier lieu, nous souhaitions distinguer les lieux de communauté des lieux d’accueil afin de signifier notre vie contemplative C’est pourquoi l’hôtellerie sera indépendante. Toutefois, distinguer ne signifie pas séparer ni non plus cloisonner hermétiquement. Entre ces deux entités, nous avons distribué une ensemble de locaux tampons accessibles de l’extérieur, sans obliger à pénétrer dans l’enceinte de la clôture. Cela doit permettre de travailler ensemble ou de se rencontrer si c’est nécessaire : cuisine, économat, sacristie, accueil, parloirs.
En second lieu, compte tenu de la chaleur intense du climat de la région, nous avions besoin d’espaces aérés par des ouvertures de chaque côté des pièces, suffisamment grands pour favoriser la fraîcheur. Les cellules et les chambres ne devaient pas être petites ou trop exiguës. Les constructions en Afrique obéissent toutes à cette exigence et le modèle européen de maisons confinées et ramassées sur elles-mêmes ne saurait prévaloir.
En troisième lieu, afin de favoriser une atmosphère de silence, il était important de bien isoler les pièces potentiellement bruyantes telles que la cuisine, la buanderie, les locaux
techniques (groupe électrogène, etc.). Elles ont été disposées à l’écart, en rez-de-chaussée, avec au-dessus, non pas des lieux de vie, mais une grande terrasse, laquelle
pourra accueillir deux salles de récréation, une pour la communauté et une pour le noviciat. La création d’un cloître est elle aussi au service de ce climat de silence.
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Enfin, le choix a été fait de créer des locaux sanitaires communs avec un lavabo dans chaque cellule et chambre.
Pour des questions de pauvreté, de sobriété, il n’y aura des carreaux que dans les sanitaires, en faïence blanche. Les murs seront blancs, et il n’y aura d’eau chaude qu’à la cuisine.
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