Les fondations
1 - Les fouilles
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Les fouilles sont des trous que l’on creuse dans le sol pour recevoir les semelles qui sont les “pieds” du bâtiment. Celles-ci ont été réalisées à la pelle et à la pioche sur 1 m 50 de profondeur, sachant qu’à certains endroits la roche latéritique est apparue dès 60 cm de profondeur. Si bien que notre couvent est directement bâti sur le roc. Les plans du couvent ont nécessité de creuser en tout et pour tout 118 trous.
^ Vue sur les chaises : poteaux et planches de bois qui servent à délimiter et implanter très précisément le couvent sur le terrain. C’est à partir des chaises et de la lunette du géomètre que l’on réalise le repérage des semelles,poteaux, etc.
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Il s’agit d’un véritable travail de titan effectué sous un soleil de plomb à des températures qui dépassent bien souvent les 40 degrés. Les matériaux extraits de ces excavations ont été utilisés par la suite pour le remblaiement du couvent qui a été bâti à 50 cm au-dessus du sol pour être hors d’eau.
2 - Les semelles et les amorces
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Les semelles, comme leur nom l’indique, sont le support du bâtiment. Tout l’édifice repose sur elles. Dosées à 350 kg de ciment par m3 de béton, armées d’un ferraillage serré dont les tiges métalliques font 12 mm de diamètre, elles offrent une exceptionnelle résistance pour encaisser toutes les forces qui s’exercent sur elles, pour porter tout le poids du couvent. Elles font 15 cm d’épaisseur sur le pourtour et 30 cm en leur centre, avec en moyenne une longueur de 110 cm de côté.
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Au centre des semelles, viennent s’accrocher les amorces, qui sont comme de petits poteaux d’une hauteur de 70 cm. Les amorces sont extrêmement solides car elles sont le trait d’union entre le bâtiment et les semelles. Celles-ci doivent être bien droites et de niveau. Pour éviter que le ferraillage touche le coffrage et que les tiges métalliques se retrouvent trop proches de la surface, partout, des petites cales de 3 cm assurent un bon enrobage. Le béton est «vibré». Cela signifie que chaque fois que l’on effectue un coulage, on plonge dans le béton une aiguille actionnée par un moteur qui la fait vibrer. Cela permet de chasser l’air du béton, d’augmenter sa densité et par conséquent sa dureté, sa résistance. T outes les semelles sont bâties sur ce que l’on appelle des bétons de propreté, afin qu’elles ne soient pas coulées à même la terre, mais sur des surfaces propres.
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3 - Les longrines
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Les longrines sont d’imposantes poutres horizontales qui courent le long du sol et dessinent l’ossature du couvent, selon son empiétement. Elles font 50 cm de hauteur et 20 cm de large. Leurs extrémités sont arrimées au sommet des amorces. Les longrines sont destinées à supporter le poids des murs et de tout le bâtiment afin de le répartir sur les amorces et les semelles. Leur office est donc de transmettre les charges. Les longrines font l’objet de minutieux coffrages qui doivent être très fidèles aux plans tracés par l’architecte, au centimètre près, car l’élévation des murs et des poteaux en dépend. Des longrines bien posées sont une garantie pour la poursuite harmonieuse du chantier.
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4 - Les remblais
Une fois que les longrines sont terminées, compte tenu de leur hauteur de 50 cm, elles constituent comme des bacs délimitant les futurs espaces habitables. Il va donc falloir remplir ces bacs avec des remblais faits de sable compacté, jusqu’à la surface des longrines, c’est-à-dire sur 50 cm d’épaisseur. Le compactage a été réalisé de façon hydraulique par un arrosage abondant et pour finir de façon mécanique par le passage d’un patin vibrant. C’est sur ces remblais que l’on va couler le plancher du rez-de-chaussée. À 50 cm du sol, cela évite les remontées capillaires, tout problème d’humidité, et par conséquent toute corrosion du béton. Pour améliorer encore cette protection contre l’humidité, les longrines sont enduites d’un produit isolant à base de goudron et les remblais sont recouverts d’un film de plastique (polyane).
Le dallage fait 10 cm d’épaisseur et s’étale sur une surface avoisinant les 1000 m2.
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