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À la mi-janvier 2003, les frères apprennent qu’ils doivent déménager. La maison, appartenant à un français, est en vente et il est impossible de l’acheter car elle est trop éloignée de Kaolack. C’est ainsi qu’est décidé de louer une maison à Kaolack même. Il n’y aura plus cette magnifique nature de Limane, mais pas non plus les trajets à Kaolack, les problèmes de groupe électrogène et tout le reste. Le choix se porte finalement sur une maison assez grande
avec une vaste terrasse, dans le quartier Boustane, tout près de l’évêché. Les frères s’y installent le 23 février 2003. C’est là que va commencer vraiment leur vie apostolique. La maison se situe en ville, près de tous les centres chrétiens et on appelle les frères pour des confessions, des conférences, des récollections, des remplacements de prêtres. La communauté est maintenant chez elle au Sénégal et a pris ses marques. Des connaissances sont tissées, la ville est bien connue et les frères savent où trouver ce dont ils ont besoin. Mais il reste tant à apprendre tout de même ! Pour illustrer l’installation à Boustane, et finalement la définitive acclimatation au pays, livrons encore un extrait anecdotique des
chroniques, daté du 1er mars 2003.
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La communauté ne va pas rester très longtemps dans la maison de Boustane. Elle s’agrandit avec deux futurs postulants, René et Auguste, et devient trop étroite. Après maintes recherches, les frères finissent par trouver une maison au quartier Sam. Il y a des travaux à faire et cela va susciter une très grande dépense d’énergie. Ils aménagent finalement le 8 décembre 2002, mais sont souvent gênés par les bruits de réunions musulmanes dans le quartier.
De toute façon, le projet n’est pas de rester à Kaolack.
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Après réflexions, l’évêque leur propose d’intégrer un projet déjà ancien dans le diocèse : la création d’une propédeutique pour le Sénégal. Les frères pourraient s’installer près de la propédeutique où ils dispenseraient des cours et des accompagnements spirituels. Il pourrait y
avoir sur le terrain un centre de pèlerinage à Notre-Dame du Sacré-Cœur et, qui sait, un couvent de religieuses. Mais il faut trouver le terrain… et l’argent. De multiples propositions verront le jour début 2004 : un beau terrain à Ndiafatte, mais finalement indisponible, le jardin superbe de Pone Pone, mais
trop petit. Un grand terrain à Ndoffane, puis encore un autre terrain à Ndiaffate. Au terme d’un conseil pastoral à l’évêché, le 23 mars 2004, c’est le terrain de Ndiaffate qui est choisi à l’unanimité. Celui de Ndoffane s’était en effet réduit à 10 hectares contre 26 pour Ndiaffate. C’est une étape importante de la mission.
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Déjà, le 8 mai 2004, le premier pèlerinage diocésain à Ndiaffate est organisé avec des équipements de fortune. Là, l’ensemble chrétien de Ndiaffate est vraiment lancé. En voici le résumé tiré des chroniques :
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Au fond, les « fondateurs » de notre mission avaient fait leur travail. Ce qui est semé sera travaillé et récolté par d’autres. Et c’est ce qui va se passer. Les premiers, frère Bruno-Marie et frère Jean-Sébastien, vont rentrer en France pour terminer leurs études et se préparer à la profession solennelle. Ils partent le 3 juin. Frère Vincent-Marie les suivra peu après. Il doit se refaire une santé, les soucis et le paludisme étant venu à bout de ses réserves.
Une nouvelle équipe se prépare à prendre la suite, sous la direction du frère Luc-Marie, nouveau prieur, qui connaît bien l’Afrique. Le rejoindra le frère Marie-Pierre, lui aussi familier du continent. Avec le frère Alain-Marie ils vont faire un énorme travail d’enracinement ecclésial dans le diocèse (développement des apostolats, des liens d’amitié…) et d’aménagement du terrain (plantations, forage, réseau d’irrigation, centre de dessalinisation et de défluoration de l’eau qui sera distribuée dans sept villages alentour, préparation de la construction du futur couvent, etc.).
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