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Notre évêque Monseigneur Benjamin Ndiaye est un vieil ami de son Éminence le Cardinal Philippe Barbarin, évêque de Lyon, Primat des gaules. Ce dernier vient de lui rendre visite et notre centre spirituel de Keur Mariama a eu la joie et l’honneur de l’accueillir, aujourd’hui même jeudi 14 avril 2011 : au séminaire de propédeutique et au couvent de l’Enfant-Jésus.

Tout d’abord, dès son arrivée, à 16 heures, le Cardinal s’est adressé aux séminaristes avec beaucoup de simplicité. Après leur avoir rapidement présenté l’histoire de son diocèse, il les a exhortés à être des serviteurs. C’est là, à ses yeux, la clé du sacerdoce, le premier devoir de tout pasteur, car en se donnant pour objectif de servir, on se préserve de tout orgueil, de toute suffisance et aussi de devenir des profiteurs. Jésus fut Serviteur des serviteurs. C’était là toute l’essence de sa mission messianique. Lui qui méritait d’être appelé Maître et Seigneur a lavé les pieds de ses disciples. Le monde ne peut pas aimer l’Église quand elle s’écarte de cette vocation qui définit son identité. Tel fut donc le conseil du père à ces futurs prêtres sénégalais : être demain des serviteurs...
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Après cet entretien, nous nous sommes retrouvés autour de l’Eucharistie. L’homélie fut fraternelle, cordiale, et très écoutée. Il n’arrive pas souvent d’avoir la grâce de célébrer avec un Prince de l’Église en comité restreint et loin de tout. Aussi nous avons bu ses paroles et nos cœurs ont été touchés lorsqu’il nous a centrés sur le mystère de Jésus qui peu de temps avant sa passion disait aux juifs : « avant qu’Abraham ait existé, JE SUIS ». En de nombreux endroits de l’Évangile Jésus dit : Je suis la lumière du monde, je suis le chemin, je suis la résurrection et la vie. Ici, dans l’Évangile du jour, il n’y a rien après « JE SUIS ». Jésus révèle là sa nature divine, s’attribue le Nom divin révélé à Moïse. Il en mourra et c’est à nous tous d’être fidèles à cette révélation de Jésus, quel qu’en soit le prix.
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Nous avons visité le séminaire et puis sur le coup de 18 h 30, nous nous sommes dirigés vers le couvent : salutations amicales et pleines d’attention pour notre gardien Amadou, puis déambulation dans les allées du jardin de méditation et visite des locaux. La quiétude du cloître, la grande bibliothèque, la terrasse récréative, la statue de l’Enfant-Jésus ont suscité son enthousiasme. Monseigneur Barbarin aurait bien aimé rester un peu plus et n’a pas caché son désir de venir faire quelques jours de retraite en ce lieu. Même si nous savons que c’est là pieux désir, cela nous a quand même fait plaisir.
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Lorsqu’il est reparti nous lui avons partagé notre sentiment d’être une fois de plus rejoints pas la Providence du Seigneur qui continue ses clins d’œil. En 2002, les frères qui partaient fonder à Kaolack sont allés confier leur mission à sainte Thérèse de Lisieux. Trois semaines après l’inauguration du 8 janvier, la communauté accueillait dans son nouveau couvent le reliquaire de sainte Thérèse de Lisieux (cf. article du prochain numéro de Teranga). En 2005, la procure des missions organisait en France une série de soirées pour lancer le projet « utopique » de Keur Mariama et le Cardinal nous accueillait dans son diocèse pour l’une d’entre elles, qu’à l’époque il a bien voulu présider. Jeudi 14 avril 2012, c’est-à-dire 7 ans plus tard, il est là au milieu de nous et visite ce qui était un rêve, une pure espérance. Nous voyons là une fois de plus un encouragement du Seigneur qui est bien là, artisan et logos de tout ce qui se vit à Keur Mariama.
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