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Le chantier de construction de notre couvent a donc commencé depuis le début du mois de juillet. Il est dirigé par le cabinet d’architecture de monsieur Jean-Paul Castanet. Ce dernier ayant ses bureaux à Dakar, c’est-à-dire à 180 km de Kaolack, il nous a commis un des ses employés qui vit sur place à Ndiaffate et qui supervise la construction en se déplaçant sur le site tous les deux jours. Il s’agit de Cheikh Mbake Diop que vous aurez l’occasion de connaître dans une toute prochaine vidéo. La réalisation a été confiée à l’entreprise Aby Technologies de monsieur Benoît Diatta , assisté de Charles Ngom et de Papys. Ce sont 40 à 50 ouvriers qui travaillent du matin au soir depuis quatre mois. Actuellement,
nous en sommes au dallage du 1 er étage. Le chantier est surveillé en permanence par un bureau de contrôle : Alpages. Dans ce bulletin n°1 nous nous contenterons de vous présenter la première phase de travaux : fondations et dallage du rez-de-chaussée.
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Première réunion de chantier le 19 juin 2009 en présence de monsieur Jean-Paul Castanet (première photo en haut à partir de la gauche) et de monsieur Benoît Diatta (centre de la deuxième photo en haut à partir de la gauche). On aperçoit en bas à droite ce que l’on appelle les “chaises” : poteaux et planches de bois qui servent à délimiter et implanter très précisément le couvent sur le terrain. C’est à partir des chaises et de la lunette du géomètre que l’on réalise le repérage des semelles, poteaux, etc.
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Les fouilles sont des trous que l’on creuse dans le sol pour recevoir les semelles qui sont les “pieds” du bâtiment. Celles-ci ont été réalisés à la pelle et à la pioche sur 1m30 de profondeur, sachant qu’à certains endroits la roche latéritique est apparue dès 60 cm de profondeur. Si bien que notre couvent est directement bâti sur le roc. Comme disait monsieur Castanet : “il n’est pas interdit d’avoir de la chance” ! Les plans du couvent ont nécessité de creuser en tout et pour tout 118 trous. Un véritable travail de titan qui donne une idée de ce que nos frères sénégalais sont capables de faire quand ils se retroussent les manches. Nous précisons, sous un soleil de plomb à des températures qui dépassent parfois les 40°.
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2 - LES SEMELLES ET LES AMORCES
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Les semelles, comme leur nom l’indique, sont le support du bâtiment. Tout l’édifice repose sur elles. Dosées à 350 kg de ciment par m3 de béton, armées d’un ferraillage serré dont les tiges métalliques font 12 mm de diamètre, elles offrent une exceptionnelle résistance pour encaisser toutes les forces qui s’exercent sur elles, pour porter tout le poids du couvent. Elles font 15 cm d’épaisseur sur le pourtour et 30 cm en leur centre, avec en moyenne une longueur
de 110 cm de côté.
Au centre des semelles, viennent s’accrocher les amorces, qui sont comme de petits poteaux d’une hauteur de 70 cm. Les amorces sont extrêmement solides car elles sont le trait d’union entre le bâtiment et les semelles. Si une amorce était défectueuse, elle serait comme une jambe cassée qui ne permet plus au pied de supporter le poids du corps. Celles-ci doivent être bien droites et de niveau. Pour éviter que le ferraillage touche le coffrage et que les tiges metaliques se
retrouvent trop proches de la surface, partout, des petites cales de 3 cm assurent un bon enrobage. Tout le béton de notre couvent est “vibré”. Cela signifie que chaque fois que l’on effectue un coulage, on plonge dans le béton une aiguille actionnée par un moteur qui la fait vibrer; Cela permet de chasser l’air du béton, d’augmenter sa densité et par conséquent sa dureté, sa résistance. Toutes les semelles et les longrines sont bâties sur ce que l’on appelle des bétons de propreté, afin qu’elles ne soient pas coulées à même la terre, mais sur des surfaces propres.
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Les longrines sont d’énormes poteaux horizontaux qui courent le long du sol et dessinent l’ossature du couvent, selon son empiettement. Elles font 50 cm de hauteur et 20
cm de large. Leurs extrémités sont arimées au sommet des amorces. Les longrines sont destinées à supporter le poids des murs et de tout le bâtiment afin de le répartir sur les amorces et les semelles. Leur office est donc de transmettre les
charges.
Les longrines font l’objet de minutieux coffrages qui doivent être très fidèles aux plans tracés par l’architecte, au centimètre près, car l’élévation des murs et des poteaux en dépend. Des longrines mal disposées compromettent toute la maçonnerie à venir du bâtiment. A contrario, si elles sont bien à leur place, toute la construction va pouvoir se développer harmonieusement et facilement.
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4 - LES REMBLAIS ET LE DALLAGE
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Une fois que les longrines sont terminées, compte tenu de leur hauteur de 50 cm, elles constituent comme des “bacs” délimitant les futurs espaces habitables. Il va donc falloir remplir ces “bacs” avec des remblais faits de sable compacté, jusqu’à la surface des longrines, c’est-à-dire sur 50 cm d’épaisseur. Le compactage a été réalisé de façon hydraulique par un arrosage abondant et pour finir de façon mécanique par le passage d’un patin vibrant.
Les remblais exécutés vont recevoir le dallage. C’est sur eux que l’on va poser le plancher du rez-de-chaussée. A 50 cm du sol, cela évite tout problème d’humidité, toute corrosion du béton. Notre couvent sera bien isolé, bien protégé du sol, des remontées capilaires. Le dallage fait 10 cm d’épaisseur.
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