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Cela faisait deux ans que nous souhaitions accueillir nos sœurs carmélites missionnaires thérésiennes de Thiès et de Diamaguene à Kaolack (celles-ci font l’objet d’une présentation dans ce site à l’onglet “carmel”). Mais pour des raisons d’emploi du temps bien chargé de part et d’autre, nous avions bien du mal à trouver une date. Ce devait être impérativement un dimanche car les sœurs de Thiès sont bloquées toute la semaine à l’hôpital saint Jean. Nous nous sommes donc retrouvés ce dimanche 3 mai.
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La journée fut semblable à celle des familles dont les membres éparpillés se retrouvent pour un temps : fraternelle, enjouée, heureuse… L’expérience que nous avons faite, comme chaque fois, nous laisse dans l’étonnement car l’Église est vraiment un mystère, quelque chose de surnaturel qui nous dépasse, dont nous nous recevons. Nos communautés respectives sont composées d’Espagnoles, de Congolaises, de français, et de Sénégalais aux horizons culturels très variés. Nous nous connaissons assez peu. Et pourtant nous avons traversé cette journée comme des frères et sœurs qui vivent ensemble depuis toujours.
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C’est bien cela l’Église : des hommes et des femmes ordinaires qui ont reçu un même Esprit, celui de Jésus-Christ vivant ressuscité, qui les fonde dans une même et identique filiation : tous fils et filles d’un même Père. Lorsqu’on vit en Église, il n’est point besoin de charte, de déclaration ni de pacte pour construire la vie sociale… C’est de l’intérieur, par-delà vous-mêmes et à travers votre affectivité, que la présence de l’Esprit divin vous établit dans la communion, à un degré que le monde ne peut pas atteindre ni ne peut reproduire. En sa base, l’Église n’est pas forgée par le désir associatif des disciples du Christ. Elle est reçue par ceux-ci comme grâce et don de Dieu.
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Pour vivre cette journée nous avons décidé de nous rendre à Keur Mariama, après avoir chanté les laudes et pris un bon petit-déjeuner au couvent. Là-bas nous avons pu célébrer l’Eucharistie dans notre nouvel ermitage, faire visiter le sanctuaire et le séminaire à nos sœurs, ainsi que notre propriété. Seront-elles, nous l’espérons, les destinataires des 5 hectares destinés aux sœurs appelées au service de la santé et de la promotion féminine pour les villages qui nous entourent ? L’avenir nous le dira. Nous aimerions énormément collaborer avec elles. La journée s’est terminée à Goundiour Saloum où l’accueil a été très festif et enthousiaste. Nos sœurs ont été conquises et la population les a manifestement comme déjà adoptées. Cette ligne d’actualités parle pour la première fois de nos sœurs dans le cadre du projet Keur Mariama. Espérons que ce ne soit pas la dernière.
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