Eolienne
Le projet de construction d’une station de filtration est lié à la question de l’énergie. Nous ne pouvons pas envisager de produire de l’eau filtrée si nous ne pouvons pas disposer d’une énergie renouvelable. Les pompes qui font passer l’eau à travers les membranes demanderont une moyenne de 10 kW/h. Si l’on ajoute à cela les kilowatts de la pompe du forage, il nous faut 20 kW/h en moyenne. Avec un groupe électrogène, la production de l’eau devient trop chère.
Notre site de Keur Mariama est assez venté grâce aux alizés. C’est ainsi que nous avons pensé recourir à l’énergie éolienne. Dès septembre 2007 nous nous sommes engagés dans une campagne de mesure des vents.
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Pour cela, nous avons installé deux anémomètres à coupelle sur un mât haubané : l’un à 15 mètres enregistrant seulement la vitesse en mètres par seconde et un autre à 20 mètres enregistrant la vitesse plus la direction en degré, grâce à une girouette.
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Ces deux hauteurs nous ont permis de déterminer le profil de hauteur du site pour pouvoir faire des projections et calculer la vitesse du vent sur d’autres hauteurs, à 30, 40, puis 50 mètres.
Nos capteurs étaient reliés à un boîtier, un datalogger, muni de quatre piles, enregistrant les données dans une carte mémoire non volatile par intervalle de dix minutes. Cela représente sur toute l’année un total de 52617 mesures, soit une moyenne de 4300 mesures par mois. Ces données ont été prélevées tous les mois à partir d’un ordinateur portable. La campagne s’est déroulée sans aucun défaut d’enregistrement.
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Toutes ces mesures ont fait l’objet d’une étude scientifique réalisée par l’entreprise C3E, implantée à Dakar, dirigée par Monsieur Lamine Ndiaye. C3E travaille en partenariat avec l’entreprise française Cegelec qui dirige un projet de parc éolien dans le nord du pays, vers saint Louis.
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Nous vous livrons ici la conclusion de l’étude en quelques lignes, mais pour ceux qui le désirent, vous pouvez télécharger les rapports intermédiaires et conclusifs de l’étude en fin de cet article.

CONCLUSION DE L’ETUDE

La vitesse moyenne du vent enregistrée sur la période de septembre 2007 à septembre 2008 est de 3,86 m/s avec des vents dominants dans la moitié nord.

En général, le productible théorique d’une éolienne est calculé à partir de la courbe de puissance et des vitesses simulées à la hauteur du moyeu. Les anémomètres utilisés n’étant pas identiques nous n’avons pas voulu nous hasarder à faire des calculs de productibles, l’information risque de ne pas être fiable. Sur la base de nos travaux nous conseillons que la machine (éolienne) qui devra être installée sur le site doit avoir une hauteur de moyeu autour de 30 m avec une grande surface de rotor pour une grande production.

Sur la base des informations collectées à 20m nous avons consulté beaucoup de constructeurs et/ou de vendeurs de machines pour savoir s’il était possible d’en trouver une qui pourrait convenir. Parmi les réponses que nous avons obtenues, la société Aeolus Associated nous signale qu’avec les données de vent mesurées sur Ndiafat, la WES 30 aura un productible entre 130.000 et 200.000 kWh par an (annexe b) ce qui conviendra au besoin du système de filtration.
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