| |
« La vocation du Carmel nous presse de « vivre dans la dépendance de Jésus-Christ », « méditant jour et nuit la loi du Seigneur et veillant dans la prière ». Et notre sainte Mère Thérèse, fidèle à la Règle, présente la vie d’oraison comme le but vers lequel convergent et d’où découlent tous les éléments constitutifs de notre charisme. C’est pourquoi nous sommes reconnus par l’Église comme une famille particulièrement consacrée à la pratique de l’oraison, qui s’efforce de vivre intensément le mystère de la prière chrétienne et qui, par son existence, rend témoignage à ce mystère. » (Constitutions des Carmes déchaux n° 53)
Quelle grâce de vivre ici, en pleine ville de Kaolack, au fond du Siné Saloum, ce mystère de la prière silencieuse ! Quand, rassemblés à la chapelle à 6h et à 18h, nous invoquons l’Esprit Saint, alors, comme en écho, les muezzins entonnent : ’’Allah akbar ! El hamdu-le-Ilah ! (Dieu est grand ! Dieu soit loué !)

Dans ce pays où vit 100% de croyants, notre témoignage de fidélité orante au Dieu de Jésus Christ prend une dimension nouvelle. Se tenir longuement en présence du Dieu vivant, dans la Foi et l’Amour, parle à tout Sénégalais, nous le percevons bien, en particulier dans ce respect que nos frères musulmans ont pour nous, ‘’hommes de Dieu’’, les ‘’moines de Kaolack’’, comme on aime à nous appeler. De plus, c’est une invitation discrète, mais persévérante, pour tous les fidèles chrétiens de notre diocèse à entrer dans une vie de prière authentique, une rencontre proche, amicale et transformante avec le Seigneur.
La dimension solitaire, personnelle et silencieuse est un réel défi dans la culture ultra communautaire et bruyante du pays, qui plus est en
milieu citadin.
|
|
|