Reboisement
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Avant l’installation sur le site de Keur Mariama, il était primordial de réaliser un reboisement. Le terrain de la communauté des carmes acquis en 2004 n’était qu’une étendue sauvage de broussailles parsemée d’énormes termitières et d’arbustes innombrables sans intérêt. La première tâche fut de procéder à un dessouchage le long des côtés est et nord durant les mois de juillet-août 2005 au moment où la terre humidifiée par les pluies peut être travaillée.
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La seconde fut de réaliser un certain nombre de plantations : 2000 plants au total, dont 1200 acacias mellifera le long de la clôture tous les mètres, 4OO prosopis et 200 chaïlcedrats alignés sur les zones dessouchées puis 200 espèces en voie de disparition au Sénégal dans une zone appelée bois local.
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ACACIA MELLIFERA
année 2008
PROSOPIS
année 2008
CAÏLCEDRATS
année 2008
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Ce premier reboisement a bien pris, mais il a énormément souffert de la sécheresse de janvier à juin 2006. Nous avons perdu près de 80 % du reboisement malgré les efforts que nous avons déployés à l’époque pour sauver un maximum de spécimens. Nous utilisions une petite citerne de 1 m3 attelée à notre 4X4, et une fois par semaine nous arrosions nos arbres en faisant la navette sur le forage de Ndiaffate, à 4 km de distance. On faisait une moyenne de quatre voyages durant la journée, et certains jours on parvenait à en faire un cinquième, ce qui permettait de répartir 5 m3 sur nos arbres encore tout bébés : peine perdue car en juin la plupart d’entre eux rendaient l’âme. Et pour couronner l’expérience la citerne s’est renversée lors d’un voyage. La pauvre n’a pas supporté le choc et s’est ouverte comme une fleur.
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Au mois de février 2006 le chantier du forage a ouvert. Cette perspective nous a redonné du courage et convaincu qu’il fallait préparer un nouveau reboisement pour la saison des pluies des mois de juillet-septembre en le développant davantage, ce qui supposait de réaliser un minutieux relevé topographique afin de rationaliser l’espace.
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Ce relevé nous a permis d’organiser nos 10 hectares de terrain, de localiser très précisément où se situeraient nos futures constructions avec les voies de circulation. Le nouveau reboisement serait relatif à ces implantations. Il y avait :

- le futur couvent,

- l’ermitage,

- la zone d’élevage,

- le futur verger

- le terrain de jeu.

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En juillet 2006, nous lancions donc la deuxième vague de dessouchage et de reboisement, mais avec de nouvelles recettes. Forts des conseils de nos amis des G.D.S. (article irrigation) nous avons réalisé un trou de 1m X1m X 50 cm de profondeur pour chaque arbre, en mélangeant la terre meuble avec du compost récolté dans les villages alentours grâce aux camions de Tony Farjallah notre ami libanais de Kaolack. Cette technique permet aux racines de se développer plus rapidement et surtout de constituer une grande réserve d’eau au pied des arbres pour affronter la saison sèche. Ce fut un grand chantier d’un mois : 800 trous et 10 camions de compost.
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Les saisons des pluies de 2007 et 2008 ont été consacrées à remplacer ce qui était mort.
Nous n’aurions jamais entrepris le deuxième reboisement avec autant d’enthousiasme, si nous n’avions pas eu en ligne de mire la possibilité de lancer un grand réseau d’irrigation grâce à notre forage.
De fait, il a permis de traverser la saison sèche 2006-2007 sans encombre. Ainsi, les efforts de reboisement ont été couronnés de succès. En juin 2007 nous avions conservé 80 % de nos arbres, qui plantés tout petits, devenaient de jolis petits arbustes.

Plus de 2000 plants sont répartis sur toute la surface des dix hectares. Les côtés nord et est sont chacun plantés de 4 lignes de prosopis et de 2 lignes de caïlcedrats. Cette disposition a pour fonction de former une muraille de protection contre les vents de l’harmattan. Aux mois de février-avril ceux-ci sont au maximum de leur puissance. Ils soufflent a plus de 10 m/s a des températures qui peuvent monter à 40°. Comparables à un séchoir à cheveux, ils augmentent l’effet de la sécheresse. S’en protéger est un impératif.
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Le long des allées de circulation, à l’intérieur des espaces consacrés aux diverses activités, prennent place toutes sortes d’espèces : peltophorum, mantalys, anacardiers, cassias, cocotiers, gmelinas, sabliers, fromagers, tamariniers, nimhs… Pour l’instant, aucun arbre fruitier n’a été planté. Il s’agit dans un premier temps de faire repartir un espace forestier.
Peltophorum
Mantalys
Anacardiers
Cassias
Cocotiers
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Gmelinas
Sabliers
Fromagers
Tamarins
Nimhs
L’initiative est importante car les 4 forêts classées de la zone qui étaient autrefois les seules zones boisées de l'arrondissement de Ndiedieng, sont maintenant réduites à quelques arbres épars.
Ce plan de reboisement veut faire école en suscitant d’autres projets de reboisement pour les zones des villages de Goundiour Saloum et Keur Gallo Diawo. Les villageois qui ont participé à l’entreprise en expriment le désir et ont déjà réalisé une initiative en ce sens.


 
     
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